5 raisons de faire grève et manifester
1. Unité syndicale historique :
toutes les organisations
appellent à faire grève pour
peser.
2. Nous avons déjà obtenu des
reculs d’un gouvernement
très affaibli : à nous d’en
gagner d’autres.
3. Justice sociale et fiscale :
le budget d’austérité doit être
enterré, de même que les
cadeaux aux ultra riches et
aux grandes entreprises.
4. Nous voulons un budget
qui réponde aux urgences
sociales et environ-
nementales.
5. Plus nous serons
nombreux·ses, plus nous
pourrons imposer nos
revendications face au
gouvernement comme face à
nos employeurs.
Les 10 et 18 septembre : une force croissante
Grâce à l’ultimatum intersyndical, nos grèves et la pression populaire, le
gouvernement a déjà dû abandonner son projet de supprimer deux jours fériés et
suspendu les décrets de doublement des franchises médicales.
Au-delà des effets de communication, le Premier ministre ne marque aucune
rupture et maintient des mesures inacceptables : gel des pensions de retraite,
baisse des prestations sociales, suppressions de postes dans la fonction
publique… et rien de précis sur une énième casse de l’assurance chômage !
Jamais le pouvoir n’a été aussi fragilisé. Emmanuel Macron a été
contraint de changer 5 fois de Premier ministre en deux ans, son gouvernement
n’a pas de majorité et il recule déjà sous la pression. Comme pour chaque avancée
sociale, le gouvernement et le patronat refusent de lâcher… jusqu’au moment où
ils finissent par y être contraints.
Le 2 octobre peut être un tournant : c’est en amplifiant la mobilisation que
nous pourrons obtenir l’abandon de ce budget d’austérité, l’abrogation de la
retraite à 64 ans imposée par 49-3, l’augmentation des salaires et des pensions,
des moyens pour les hôpitaux, les écoles et les universités, des investissements
pour réindustrialiser le pays, le conditionnement des 211 milliards d’aides
publiques aux entreprises privées, la taxation des grandes fortunes et des profits.
Nos revendications portent sur :
• Une revalorisation immédiate et significative du point d’indice pour
l’ensemble des agent·es territoriaux, en portant sa valeur à 6 € ;
• Une revalorisation générale des salaires, des régimes indemnitaires
et des pensions de retraites ;
• L’égalité salariale qui permettrait l’entrée de 6 milliards d’euros de
cotisations salariales pour notre système de protection sociale afin
de le conserver, voire de le renforcer ;
• L’abrogation de la loi du 6 août 2019, dite de transformation de la
Fonction publique, et celle de la contre-réforme des retraites pour un
retour à l’âge de départ à la retraite à 60 ans ;
• Le déblocage des avancements de grade et promotions internes
pour tous les agent·es dès qu’ils remplissent les conditions ;
• La refonte des grilles de rémunération devant permettre un réel
déroulement de carrière ;
• La création de postes et la lutte contre la précarisation par la
titularisation des agent·es contractuels et des personnes porteuses
de handicap ;
• L’arrêt des saignées sur les dotations globales de financement des
collectivités locales afin de garantir une réponse aux besoins de la
population via des services publics de proximité dotés de
personnels ;
• Le maintien de la rémunération à 100 % lors des arrêts maladie et la
suppression du jour de carence ;
• La suspension des licenciements pour inaptitude physique et
déclassements injustifiés.

